« Créé ne fut-ce qu’un cri » (C.Nougaro)

Il n’y a pas de formule mathématique à cette beauté prodiguée que l »enthousiasme ou l’énergie de celui ou celle qui l’ aura produite.

Couleurs, notes et mots sont venus à lui ou elle plus sûrement, comme ils devaient venir.

Leur motif est libre et de tout jugement acquitté.

Tendus à l’appel d’un verdict qui ne viendra jamais, il y a pourtant une nécessité qui est la fidélité à l’inspiration primale.

Sinon tout est faux-semblant et « fabrique »…

Pour l’heure, du prévenu nous demandons la relaxe.

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Ici

Le néant est tombé au hasard

Comme un trou noir

Un autre plus près de la terre

Qui de si peu fit tant,

avait plus de poids

Tu as la pesanteur.

La liberté vous laissera respirer

Si vous habitez la même planète.

.

De gare en gare…(clin d’œil)

Chers amoureux des arts et amants de l’amour, je vous invite à visiter aujourd’hui votre page Wikipédia consacrée à l’album « station to station » de David Bowie (1976) et plus précisément au premier titre éponyme que je vous invite à boire comme moi comme du « petit lait »!

« It’s too late to be late again

It’s too late to be hateful

The European cannon is here »

« Il est trop tard pour être encore en retard

Il est trop tard pour être « haineux »

Le critère européen est défini. »

On pourrait dédier ce titre aux anglais de 2019 !

David mort quelques mois avant cette funeste date du 23 juin 2016 qui vit la victoire des « brexiters »n’a pas fini de de se retourner dans sa tombe!

Bronzée de jaune

Toi l’astre qui ordonnes aux marées,

satellite d’amour de la planète bleue,

Je t’ai aperçue hier à la brune

Toutes voiles dehors, on pouvait voir tes cartes du tendre,

La peau de tes vallées .

Dans une lumière d’un bleu hésitant encore à clore un jour d’azur,

tu caracolais, déjà prête à distribuer le sable de ton jaune à tous les marchands de sable…

Ta plénitude prodiguera le sommeil aux enfants,

Aux amants l’envie encore décuplée de faire l’amour,

et aux solitaires une promesse peut-être…

Grève

Échouer sur la grève c’est l’échec

Du flot des flux,

Manque criant de liquidités…

Nécessité, bouches à nourrir

« On ne va pas être « grévés » d’une journée de plus ! »

« Toi c’est toi, moi c’est moi. »

Débattons mais battons nous.

La somme des intérêts particuliers

Ne fera jamais le compte.

Ce qui nous est commun fera loi.

En sommes nous si loin ?

Les villes

Nous ne sortirons pas des villes

Elles annulent l’espace

Et font tache d’huile

Avilissent, détruisent, salissent

Mon sang est né urbain dans le béton

Mais

Mon coeur aime les plaines

Les montagnes les rivières,

Loin des villes nouvelles, des favelas, des métropoles, des kasbahs, des mégalopoles, des bidonvilles,

Loin des cités-dortoirs, ne pas dormir.

je cours contre

Cette nécessité commune, des hommes qui ne pourraient rien pour eux-mêmes qu’en s’y agglomérant,

Faits d’un bois bien moins précieux que leur mémoire.

L’art « en péché » empêché…

Extrait de « Big Sur »d’Henry Miller :

« Le monde imprime sa marque sur tout. Ce n’est pas du manque de bonne littérature, de bon art, de bon théâtre, de bonne musique que souffrent les hommes, mais de ce qui met ces choses dans l’impossibilité de se manifester.

Bref, ils souffrent de la conspiration silencieuse, honteuse (d’autant plus honteuse qu’elle n’est pas avouée) qui fait d’eux des ennemis de l’art et de l’artiste. Ils souffrent du fait que l’art n’est plus le moteur de leur vie. Ils souffrent de leur illusion, de leur prétention, chaque jour réaffirmées qu’ils peuvent se passer de l’art.Ils ne se disent jamais_ou du moins, ils se comportent comme s’ils ne l’avaient jamais pensé_que s’ils ont le sentiment de mener une vie stérile, frustrée et sans joie, c’est que l’art (et avec lui l’artiste) à été expulsé de leur vie.

Pour un artiste qui a été ainsi assassiné (malgré lui ?), des milliers de citoyens moyens qui auraient pu connaître une existence normale et joyeuse, sont condamnés à mener une existence de purgatoire, une vie de névropathes, de schizophrènes. »

En roulant

Omnibus ou direct,

« un train peut en cacher un autre. »

Le mien est un express qui roule contre le temps.

Fascination futuriste de la vitesse

ou tortillard amérindien qui caracole dans les Andes.

La bogie, céleste chariot du Boogie

Mon harmonica franchit viaducs et tunnels…

Tous les enfants aiment le train.

Années surannées

Se souvenir et partir plus sûrement…

Partis tous ces parents endimanchés,

Venus déjeuner en plein air dans cette guinguette sur une île de la Marne,

Riant déjà d’être encore sur la chaotique route de leur rude passé de prisonniers du boulot.

Et de vieux os, ils n’en feraient pas tant que ça et ça leur aurait déplu fortement : c’était une bande de vieux jeunes qui faisait péter la joie de vivre et les bouchons de Champagne.

Comme un Titanic suranné, le souvenir tarde à sombrer,l’orchestre joue et jouera jusqu’au bout.