Bévue…

« Mon sang boue. »

Confusion des sens,

On a traîné dans la boue

Les sens si spirituels…

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Instantané

Sur la pierre tu te tiens

Le socle de ta stature

Au milieu du ruisseau

Qui génère le torrent,

Dans la jungle

Dense du décor,

Tu te tiens sur la pierre,

Telle une liane

Et tu es pieds nus.

Cette pierre tient de toi,

Lisse mais sûre « à poser ».

Printemps, Automne…

Lumières des solstices

Nuits étoilées d’Eté,

Soleils d’hiver,

Extrémités sublimes,

Tranchantes,

Nos saisons

Sont celles des promesses

Naissantes, nues,

frissonantes, toutes en nuance,

Tremblantes d’impatience

Et au retour

des serments scellés

Écarlates qui vont vaincre le temps

Ou des regrets rougis

Au fer d’une passion amputée.

La glace et le feu sont en nous mêlés

Tel l’hiver et l’été.

Un instant suffira …

Il peut suffire d’un simple instant,

D’un battement de cil,

Pour sortir de soi-même,

Pas tant des contours du corps

Ses limites,

que de cette route

Sinueuse, accidentée

De circonstances complexes

Des poids et charges

Que l’on charie,

Une amnésie salvatrice !

Alors légers,

s’évaporent tous les troubles

Et des relations tissées,

Des liens noués,

De leurs noeuds aussi,

Plus de démélés,

Il peut ne rien peser.

Qui te dit que ce sera le triomphe

De l’indifférence,

la tienne comprise ?

On admire toujours

Ceux qui s’échappent.

La vieille piste

Non elle n’est pas en cendrée

C’est de la terre battue

Que les pointes n’ont plus griffée

Depuis des lustres !

Une vieille piste d’athlétisme,

De banlieue…

Qui n’a pas été tassée ni arrosée

Depuis si longtemps !

J’y vois des filles et des garçons

Courant,

D’une énergie de jeunesse,

Qui exulte de vie !

Je pense à Ladoumègue

Le plus agile des centaures,

À Mimoun et Zatopek,

Banister, Bikila,

Jazy, Bernard,

Va doux mon Wadoux

Si dur, si sec !

Et mon jeune Boxberger

Et son éléphant de course

Incrusté dans sa mort.

La vieille piste sera effacée,

Survivront les mémoires

De vieilles pointes rouillées…