Maintenant que tu es là…

Chevauchant mers, sables et marées

Faisant fi de l’écume où des peintres t’on dessinée échevelée,

Tu me reviens de l’autre côté de la terre où je vivais parmi les hommes

et leurs principes jaloux que j’avais fait miens pour survivre

et ne plus me poser de questions et m’adonner à la boisson…

Ne t’attendant plus mais entendant ton galop serein,

Je me retourne et

Maintenant que tu es là,

Désirant de moi tant d’amour, à mes bras attelée,

C’est la révolution de ta course

Qui me coupe le souffle

Et fait battre mon coeur.

Citations

«  »Si vous êtes neutres dans les situations d’injustice,

alors vous avez choisi le camp de l’oppresseur. »

« Les différences ne sont pas sensées séparer, aliéner.

Nous sommes différents afin de comprendre que nous avons besoin

les uns des autres. »

« Faites le bien par petits bouts, là où vous êtes ; car ce sont

ces petits bouts de bien, une fois assemblés, qui bouleversent le monde. »

Desmond Tutu (1931-2021)

Anthropo « ma non troppo »…

« Tu regardais le ciel et tu voulais voir chatoyer le rouge dans mon feuillage

Mais tu ne m’avais pas vu !

Je suis la Nature sauvage et son liseron envahisseur

Qui reprend possession du jardin que tu as laissé en friche et je t’en remercie !

Mieux que Le Nôtre et ses sécateurs castrateurs,

Tu m’as permis d’exister et regarde !

L’apaisement mêlé d’effroi que je te procure !

Tu dois voir mon regard changer avec le vent,

Je suis comme vous les hommes,

Versatile !

Je dépends du temps qu’il fait et de la lumière qui

Puisque tu me prêtes un visage me permettent de te parler

Demain sous un autre ombrage; il se peut que je sois muet

Comme dit le poète anglais (non tu n’as pas un jardin anglais, il faut un minimum,

Tu as vu ta pelouse ? si on peut encore lui donner ce nom !!!)

Comme dit le poète anglais William Blake, disais-je :

« Les productions du temps sont divines »

Et vous humains à donner trop de visages qui vous ressemblent à vos Dieux

Vous ne me voyez plus et défrichez à tout va !!!

(Vraiment je remercie ton indolence, ta nonchalance et ta paresse, sincèrement !)

Il se peut qu’un jour une vague célèrate te regarde comme moi

Candide avant de t’engloutir…

Tu te prends les jambes dans mes ronces

Tiens; je te laisse cette belle estafilade

En souvenir de notre rencontre.

Belle vie ! »

Paradis passé

La douceur et la lumière de ce soir-là nous invitèrent à nous asseoir à la terrasse de ce café sur la place sous sa grande veranda dont nous pensâmes, amants de la musique que nous étions, qu’elle pourrait volontiers y accueillir des orchestres, tant l’endroit s’y prêtait et les nouveaux propriétaires de l’endroit, gens des suds chantants, naturellement ouverts à l’initiative.

Nous nous étions retrouvés par hasard et l’improvisation étant notre meilleur thème de l’instant, nous décidâmes très vite de choisir ce que nous savions faire le mieux en pareil cas : lever nos verres et trinquer, rêveurs invétérés que nous sommes.

Nous parlions de tout apaisés, chacun heureux de la présence de l’autre en la présence du tiers et d’autrui. Ainsi, nous exclamant de ces bonheurs simples, les tablées s’observaient jouir naturellement de la vie.

Un vieil ami seul devant son verre fut convié à nous rejoindre, tant il nous parut impossible que la conversation continuât décemment à distance puisqu’il y participait déjà…

Avant que lui même nous racontât tous les métiers de son monde qu’il avait pu exercer, le temps s’arrêta quand tu nous dis que sur cette petite place, dans ta tendre enfance, une fête foraine avait lieu. Je n’ai jamais eu de mal à t’imaginer enfant, tes yeux verts illuminant ton espièglerie mais j’ai pu caresser du regard ces banlieues du passé au bord des grands champs, quand la ville n’y avait pas encore tout à fait gagné sur la campagne.

Toi et moi, sommes frère et soeur par nos enfances communes…

Il y avait dans l’air tellement de clarté qu’il nous fut facile de parler en toute innocence d’aimer de tout et tous à travers la fragilité du verre et du sang qui peut à tout moment gicler d’une veine et gâcher la fête…

Mais les vers, c’est autre chose, on les extrait de la terre pour pécher des poissons d’argent et d’or mais parfois on ne sort de l’eau que son propre monstre à la peau visqueuse de haine et nauséabond de jalousie.