Rue de la nuit nue

« La grande, la belle »,

Celle des chanteurs

de rythme et de blues

Est à la campagne

Plus prêt de la nature,

Sur prescription médicale !

Ma nuit est cimentée, dédale gris

acidulée de néon

Des fantômes d’idoles noires

brandissant les chaînes

De la désespérance têtue,

À sa coupe,

juvéniles,

Nous buvions la même amertume

prenant garde que chacun

ait sa gorgée à boire,

Et tardant à briser le cercle.

Ainsi, nous voulions avancer

En rangs serrés,

Dans le temps inconnu

D’une vie à vivre,

En ne vivant rien

Qui nous lie à aucun sens…

La rue nous jetait hors des maisons

La nuit en mai.

Sa moiteur d’amour vague et sale

Ne nous laissait aucun repos

Ascètes ou élus,

Ceux rares d’entre nous

Qui gardèrent leur livre ouvert

Au virtuel jour à venir,

Survécurent à ces codes

D’une rébellion servile.

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