La marée basse

Qu’elle soit haute pour la multitude

À perdre pied, porté par la houle

Le sel sur leurs lèvres,

qu’ils nagent heureux

Sur l’océan de leur parole

Nous n’avons toi et moi

Jamais parlé autant,

Que tu ne le fais avec un étranger

Tu le fais exprès,

Et tu es libre

Notre dialogue est plein de pièges

Et leurs mâchoires

Nous enserrent.

Pour moi la mer est loin,

je marche dans les dunes

une sirène ironique

se rit de ma soif

et me vante les plaisirs solitaires.

Le sable m’ensevelira,

j’irai seul quand l’heure sonnera.

On ne dit pas de mots d’amour à la mort.

3 commentaires sur “La marée basse

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