Voyage pathologique

Et si partir c’est mourir un peu

C’est aussi fuir la mort par asphyxie

D’une claustrophobie d’un monde obstinément sédentaire,

suivant l’horaire ordinaire,

perclus d’addictions

et d’habitude d’être ici.

Mais parfois, certains s’échappent sans crier « gare » !

Justement, ils y filent comme vers la mer

Prennent un billet pour n’importe où

Franchissent une frontière et celle qu’on leur assigne

Borderline serait un beau nom pour un train,

Vers une vie nouvelle, sûr comme un trait de gomme…

Entre l’hier et sa douleur,

le présent qu’on leur assigne à perpétuité

et l’avenir comme un abîme où se jetter

et son argent par la fenêtre

car cette fuite, c’est quand même la fête

Ils sont partis, ils sont « loin »

Entre les murs de l’asile psychiatrique,

« Désorientation temporo-spatiale »

On questionne leurs origines,

Espagne, Belgique, jamais trop loin

Pourtant quel pas inestimable ont-ils franchi,

C’est la psychanalyse des kilomètres !

C’est un voyage pathologique !

« Faites leur un bon accueil. »

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